L’Association lanvénégénoise pour la promotion de l’environnement et du patrimoine (Alpep) s’est réunie mardi soir, autour du dossier sensible de la décharge de Plouray.

Celle ci a déjà fait l’objet de nombreuses réunions et d’échos parfois vifs dans la presse. Sa présidente et porte-parole, Françoise Huiban, a dit : « Il apparaît clairement que la région du Centre-Bretagne n’a rien à gagner dans ce projet de broyage de 150.000 tonnes de déchets automobiles par an. Il existe d’autres solutions de traitement, très créatrices d’emplois, respectant le paysage et l’environnement. Par ailleurs, la Bretagne ne produisant que 15.000 tonnes de déchets, notre région n’a pas vocation à être sacrifiée par la seule volonté de quelques industriels.

Ce projet, décidé sans aucune concertation, sans aucune transparence, est situé sur 152 hectares de terres agricoles acquises très facilement à un prix prohibitif, en tête de bassin Ellé-Laïta. Cela nuira de façon très grave à tout l’aval, en totale contradiction avec le « schéma d’aménagement et de gestion des eaux », voté par la municipalité.

La santé publique est en jeu, du à la pollution très forte de l’air et de l’eau. L’augmentation des cancers, même si aucune étude objective ne la chiffrera par la suite, sera significative. L’agriculture est en jeu avec l’interdiction de vente de certains produits, du à la production de dioxines dans l’environnement.

Le tourisme perdra aussi de très nombreux emplois et la valeur de l’habitat neuf ou ancien sera en chute libre et aussi par voie de conséquence le renouvellement des populations. Par ailleurs, le fonctionnement de ce site nécessite de nouvelles routes et de nouvelles infrastructures payées par les contribuables de toute la région. La circulation de nombreux de camions augmentera considérablement les émissions de gaz carbonique. On sera très loin des directives du Grenelle de l’Environnement et des baisses de 20 % des émissions, décidées récemment au niveau de l’Europe.

Nous demandons à Mme Mounier, l’organisation d’une réunion sur ce dossier. Les élus, les associations environnementales, les services de l’Etat et les citoyens pourront débattre du problème de gestion de nos déchets industriels puis proposer des solutions raisonnables ».