Samedi 19 septembre, une quarantaine de personnes ont profité des journées du Patrimoine pour découvrir le manoir de Saint Quijeau. Didier Ebzant, en amateur éclairé plutôt qu’en passionné, à guidé les curieux dans un parcours mêlant histoire et détails techniques autour de la restauration du bâtiment.

Ce vaste et très riche ensemble qui remonte pour une partie au début du XVè siècle, s’est vu transformé en château dans le courant du XVIIIe siècle. N’ayant jamais eu une vocation défensive, c’est bien pour une résidence plus qu’une place forte que le manoir a été transformé, déplacement des écuries pour éloigner les odeurs, aménagement de la cour intérieure et des jardins, le manoir se transformera au fil des années. Lors de la visite on apprendra aussi que le propriétaire à la fin du XVIIe siècle aura fait installé un pressoir à double vis et fait planter une cinquantaine d’hectares de pommiers pour installer la production de cidre localement.

La perspective comme outil de restauration

C’est autour de cette thématique que Didier Ebzant a présenté les nombreux travaux de restauration du bâtiment et de son environnement. « La suppression d’une importante végétation, l’abattage d’arbres plantés de façon anarchique, ont permis de remettre en valeur l’ordonnancement de Saint-Quijeau. Les façades Nord et Sud montrent bien la recherche de symétrie des architectes et le dégagement de l’esplanade ouest, l’ouverture de perspectives par le nettoyage du jardin permettent aujourd’hui de reconstituer un cadre que le château avait perdu depuis de nombreuses décennies. » Après la visite du verger de pommiers et poiriers plantés en collaboration avec l’INRA (Institut National de Recherche Agronomique) d’Angers pour la production de bois d’oeuvre, les visiteurs ont pu accéder à l’intérieur du bâtiment et découvrir l’un des 3 escalier à double révolution présents en Bretagne. Une visite qui aura permis d’en savoir plus sur le patrimoine local et surtout découvrir la passion de ce restaurateur de monument.